
Notices biographiques des rouennaises inspirantes par ordre alphabétique.
Les bancs publics de la mémoire : hommage aux femmes rouennaises inspirantes. Projet de l’édition 2024 du Budget Participatif Citoyen, proposé par Franck S. -M.
Suzanne Boineau épouse Costentin
13 mai 1893 - 13 mars 1943
Institutrice à l’école maternelle Kergomard à Rouen, elle est secrétaire de la Maison de la Culture avant la guerre. Membre du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, groupe André Pican, elle accueille des clandestins à son domicile rue Pouchet, collecte pour les familles des emprisonnés, distribue des tracts, et assure des liaisons importantes. Arrêtée le 9 février 1942, atrocement torturée, elle est déportée à Auschwitz le 24 janvier 1943. Elle y meurt le 31 mars 1943 des suites des mauvais traitements endurés.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesCatherine Bernard
1663 – 1712
Poétesse, romancière et dramaturge née à Rouen dans la communauté protestante, elle publie son premier roman,Frédéric de Sicile à dix-sept ans. Elle est la première femme dont la pièce (Laodomie)est jouée à la Comédie Française. Elle est couronnée à trois reprises par l’Académie française. Son œuvre est effacée lorsque sa tragédie Brutus est plagiée par Voltaire : démasqué, il prétend que la pièce est de B. Le Bouyer de Fontenelle et non d’elle, jetant le discrédit sur son art.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesFrançoise Alibert
1946-2018
Née à Paris, elle entre au CHU de Rouen en tant que médecin-anesthésiste au début des années 70. Elle se spécialise très rapidement dans le secteur de soins intensifs de neurochirurgie et impulse la création d’un service de réanimation neurochirurgicale.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesDiana Armengol Markarian
1942-2022
Présidente de la section rouennaise de la Ligue des Droits de l’Homme, elle est décédée le 6 mai 2022. Engagée depuis sa jeunesse, elle milite dans les années 1960 contre la guerre d’Algérie. Sociologue de formation, elle participe à la création du Mouvement de Libération des Femmes et au développement du Planning familial à Rouen. Elle marque les esprits par son dévouement dans la défense des droits humains.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAlice Aubert
XXe siècle
Cuisinière au 10 rue Poussin chez Pascaline Lebourg épouse Siroy (voir notice) et son mari, elle participe à l’opération mise en œuvre pour héberger, cacher et nourrir une trentaine d’aviateurs pendant la Seconde Guerre mondiale.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesRose-Céleste Bache
1774-1843
Femme de lettres née à Rouen, c’est la fille d’un général et l’épouse du peintre et comte Joseph Marie Vien. Elle publie des articles féministes dans le Journal des dames et des modes sous la direction de Marie de l’Épinay. Elle traduit des textes en grec et latin et est membre de nombreuses académies. Elle repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesÉdith Ballester
1936-2021
Entraineuse de patinage artistique au niveau international, elle impulse, dans les années 1980, une compétition de ballets sur glace avec le Rouen Olympic Club : « La pomme d’or ». Elle a été conseillère technique à la Fédération française des sports de glace dans les années 1990 et a initié le patinage synchronisé en France et à Rouen en se formant en Finlande et au Canada avant de co-créer la French Cup. La patinoire de « loisirs » de l’Île Lacroix porte son nom depuis 2021.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesGermaine Battendier dite Germaine Beaumont
1890-1983
Née à Petit-Couronne, la fille d’Annie de Pène passe sa petite enfance à Rouen. Elle part vivre plusieurs années en Angleterre après ses études au lycée de Versailles. Impulsée par Colette, elle devient chroniqueuse puis journaliste, traductrice, romancière et productrice de radio. Elle est la première femme à recevoir le prix Renaudot en 1930 pour son roman Piège. Dans La légende de Silsauve, elle décrit les milieux rouennais et la campagne normande.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie-Louise Bernanose née Rollin
1899-1994
Née à Coulommiers, elle s’engage dans la Résistance au sein du réseau Turma Vengeance dès 1943. Marie-Louise Rollin héberge des militaires français et alliés et des parachutistes. Arrêtée par la Gestapo le 19 novembre 1943 avec son mari, Henri Bernanose, elle est déportée à Ravensbrück le 15 janvier 1944. Elle revient de déportation le 9 mai 1945 et est homologuée sous-lieutenant des FFC.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMichèle Bernard-Requin
1943-2019
Née à Vittel, elle est avocate, magistrate et autrice. Substitute du procureur de la République à Rouen puis à Nanterre et Paris, elle exerce également en tant que vice-présidente du Tribunal de grande instance, conseillère à la cour d’appel et présidente de la cour d’assises de Paris. Elle effectue son dernier poste en tant qu’avocate générale à la cour d’appel de Fort-de-France. Engagée, elle défend le système judiciaire français, publie des ouvrages tels que Juges accusés, levez-vous et embrasse une carrière d’actrice.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAimée Beurion née Horath
1922-2013
Née à Bézencourt dans une famille d’épiciers d’origine suisse, elle est institutrice et militante féministe, communiste et antimilitariste. Poussée par son instituteur, elle entre à l’école primaire supérieure de Rouen de la rue Saint-Lô en tant que pensionnaire. Elle exerce dans l’agglomération rouennaise selon la méthode Freinet. Pendant sa retraite, elle intègre l’association Éducation et Formation qui lutte contre l’illetrisme et accueille les migrants pour laquelle elle développe des outils et supports pédagogiques. Ce travail favoriser l’intégration de nombreux migrants. Elle adhère à de nombreuses fédérations et voyage en Europe de l’Est et en Afrique.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAlice Bianquis-Escande
1887-1974
Née dans la communauté protestante rouennaise, elle se passionne pour la musique mais elle interrompt sa formation découragée par ses parents. Elle s’oriente alors vers la médecine et s’inscrit à l’École de la Maison de santé protestante de Bordeaux. Elle s’engage dans la Première Guerre mondiale et est affectée dans des hôpitaux à Paris, Vittel ou encore Thionville.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJuliette Billard
1889-1975
Née à Rouen, elle est première femme architecte de France, décoratrice, maquettiste, illustratrice, dessinatrice et professeure. Elle réalise entre autres les cortèges des fêtes de Jeanne d’Arc en 1931 et 1956, l’illustration du Livre d’Or de la Ville de Rouen et des centaines de dessins du vieux Rouen. Elle est inhumée au cimetière de l’Est. La placette qui porte son nom jouxte le Lycée Pierre Corneille et une plaque commémorative est installée en 2022 rue d’Amiens où elle a vécu.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesSophie Blanchard née Armant
1778-1819
C’est la première femme à piloter son propre ballon dirigeable et la première à devenir aérostière professionnelle. Fille d’aubergistes charentais, elle est l’épouse de l’aéronaute Jean-Pierre
Blanchard. Elle se produit à travers l’Europe et est nommée Ministre des ballons par
Napoléon Bonaparte. En 1806, elle décolle depuis le Jardin des Plantes de Rouen puis atterrit à Saint-Saëns. Une plaque commémorative rappelle son exploit. Elle meurt d’une chute de son ballon en flammes lors d’un vol à Paris au-dessus des jardins de Tivoli.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJeanine Bonvoisin
1926-1996
Adhérente au Centre démocrate à partir de 1966, Jeanine Bonvoisin embrasse une carrière politique qui la mène à devenir en 1971 conseillère municipale de Rouen puis, en 1977, adjointe au maire de Jean Lecanuet, impliquée dans les affaires sociales. Elle devient première adjointe de 1989 à 1993. Elle exerce également d’autres mandats : conseillère générale de Seine-Maritime, conseillère régionale et députée de la 1ère circonscription de Seine-Maritime. Une résidence de personnes âgées porte son nom.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAmélie Bosquet
1815-1904
Autrice née à Rouen, elle publie le recueil de légendes La Normandie romanesque et merveilleuse, une référence majeure dans ce domaine. Elle signe ses romans et critiques littéraires sous un pseudonyme masculin et rédige des articles féministes pour le Droit des Femmes. Dans Le roman des ouvrières, elle décrit le milieu ouvrier du quartier Martainville. Une placette rive gauche lui est dédiée et une plaque commémorative est installée en 2019 au 102, rue Eau de Robec où elle est née.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarguerite Boucicaut née Guérin
1816-1887
C’est une pionnière du commerce moderne et une philanthrope née en Bourgogne. Elle part vivre à Paris à l’âge de douze ans. Elle développe avec son époux Aristide Boucicaut la mercerie Au Bon Marché, qui devient le premier exemple de grand magasin parisien. A sa mort, elle lègue son immense fortune à ses employés et de nombreuses institutions. Elle fait ouvrir une maison-refuge pour « filles-mères » à Rouen et la maternité Boucicaut de Mont-Saint-Aignan, rattachée au CHU de Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAugustine Boulanger
1897-1952
Résistante pendant la Seconde Guerre mondiale au sein des « Diables noirs », elle construit, avec sa sœur Lucienne et leurs maris Henri et Raoul, une cachette souterraine pour abriter Résistants et Maquisards. Le groupe des « Diables noirs » réalise des sabotages, réceptionne des parachutages, recherche des renseignements… Lucienne et Augustine assurent également les tâches quotidiennes nécessaires dans la cachette.
Elles sont arrêtées peu après leurs maris et emprisonnées sous le Palais de Justice de Rouen le 19 avril 1944, puis déportées à Ravensbrück aux côtés de Florentine Sueur et Thérèse Delbos. À la fin de la guerre, Augustine revient de déportation et décède d’épuisement en 1952.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesLucienne Boulanger
1918-2004
Résistantes pendant la Seconde Guerre mondiale au sein des « Diables noirs », elle construit, avec sa sœur Augustine (voir notice) et leurs maris Henri et Raoul, une cachette souterraine pour abriter Résistants et Maquisards. Le groupe des « Diables noirs » réalise des sabotages, réceptionne des parachutages, recherche des renseignements… Lucienne et Augustine assurent également les tâches quotidiennes nécessaires dans la cachette.
Elles sont arrêtées peu après leurs maris et emprisonnées sous le Palais de Justice de Rouen le 19 avril 1944, puis déportées à Ravensbrück aux côtés de Florentine Sueur et Thérèse Delbos. Lucienne et son mari, survivants, créent le Maquiparc et érigent en 1947, au lieu-dit Les Ventes, un monument en hommage aux « Diables noirs ».
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesFrançoise Breton dite Madame Breton
1809-1895
Née à Vienne, elle devient en 1857 la première Française inscrite à la Société Française de Photographie. Elle vit pendant quarante ans à Rouen, notamment dans la rue des Charrettes. Elle réalise des clichés de la ville et ses environs qui sont de précieux témoins de son époque. Elle expose à Paris et à Londres, où elle est récompensée. Elle passe les dernières années de sa vie à Fontainebleau.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesRachel Carrière, alias Rachel Deréal, divorcée Coudard
1895-1937
Mère de Louise Sainte-Martine, Rachel Carrière, d’abord confectionneuse, embrassa ensuite une carrière de chanteuse lyrique. Dans les années 1920, elle se produisit aux Folies-Bergère et au Tivoli Music Hall de l’Île Lacroix à Rouen, sous le pseudonyme de Rachel Deréal. Fine diseuse, elle chantait avec talent monologues, poèmes et pièces à dire, avant de devenir la partenaire de scène du cycliste de la mort japonais, Lock-O-Ni. Ses restes furent transférés à l’ossuaire de Sotteville-lès-Rouen en 2010.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAlice Chauvière
Née en 1859
Née à Rouen au 40 rue de Montbret le 21 novembre 1859 dans une famille de musiciens, elle devient professeure de musique et aussi une violoncelliste et pianiste de renom. Elle se marie à Albert Dupré, professeur de musique et organiste. Son fils, Marcel Dupré est un organiste de renommée internationale.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesGermaine Chéron née Canu, épouse Lamiable
1906-2001
Fleuriste rue des Carmes, Germaine Chéron s’engage dans la Résistance et participe à l’évasion d’un capitaine et de dix soldats britanniques internés au camp du Madrillet. Avec l’aide de deux amis, elle les conduit jusqu’au consulat anglais de Lyon. Engagée dans le réseau d’évasion Pat O’Leary, elle est arrêtée en 1943 et déportée à Ravensbrück. Survivante, elle revient à Rouen et reçoit la Légion d’honneur pour son engagement.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarguerite Chirois
XVIIe-XVIIIe
Elle prend la direction de l’Hospice-Général de Rouen (devenu le CHU) de 1705 à 1714.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesÉlisabeth Chirol
1915 – 2001
Historienne française, cette spécialiste de la Renaissance est née et décédée à Rouen. Elle participe à la promotion de Rouen sur le plan monumental et artistique. Parmi ses différentes fonctions, elle a été Conservatrice en chef honoraire du musée départemental des Antiquités de Rouen et des musées départementaux de la Seine-Maritime. Elle a été également présidente de l’association des Amis des monuments rouennais. En 1970, elle est nommée chevalier de la Légion d’honneur. Elle a donné son nom à un square du quartier Saint-Nicaise.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAnne Christie-Pouchet
1813-1853
Née dans la région de Londres, elle s’installe avec sa mère à Rouen dans la rue Saint-Patrice. Elle épouse en 1832 Félix-Archimède Pouchet, fondateur du musée d’Histoires naturelles de Rouen. Restée dans l’ombre, elle apporte une large contribution à ses travaux scientifiques grâce à sa double culture et son savoir. Elle corrige ses essais, dessine pour lui et lui permet de découvrir des techniques issues de la Grande-Bretagne, dont la taxidermie des poissons. Elle meurt en son domicile dans la rue Beauvoisine et repose au Cimetière Monumental de Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAlice Clamageran
1906-1998
Directrice des écoles d’Infirmières, d’Assistantes sociales et de Puériculture de Rouen durant la Seconde Guerre mondiale, elle a marqué les élèves par son courage pendant les bombardements de Rouen. Elle a été élue en 1961 à la Présidence du Conseil international des infirmières.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesHélène Claudine
XXe siècle
Hélène Claudine a été cheffe d’orchestre du Cirque Théâtre de Rouen dans les années 50 puis au Théâtre des Arts dans les années 1960/1970. Elle a donné son nom à un square de l’avenue de la Porte des Champs
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesCaroline Commanville
1846-1931
Née à Rouen, elle est la nièce de Gustave Flaubert qui la considère comme sa propre fille et son héritière. Elle fit des dons importants à la bibliothèque de Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Cousin née Laurent
1874-1955
Native d’Elbeuf, elle fonde en 1914 avec son mari l’Hôpital militaire Cousin dans leur usine située au Val d’Eauplet. Elle dirige l’établissement avec l’aide d’une vingtaine de jeunes femmes.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesGladys Crozier
1903-1955
Anglaise de naissance, Gladys Crozier demeure rue de Lecat à Rouen. Pendant la guerre, elle s’engage dans le réseau Évasion des Forces Françaises Combattantes et participe à l’évasion de soldats anglais prisonniers de guerre. Elle est arrêtée à son domicile le 29 mai 1943 par la Gestapo, soupçonnée d’avoir hébergé un soldat anglais. Incarcérée au Palais de Justice de Rouen, puis à la prison de Fresnes, elle est ensuite déportée Nacht und Nebel vers Aachen. Elle transite par plusieurs prisons avant d’être condamnée à une peine de mort commuée en dix ans de travaux forcés. Elle est libérée de la prison de Jauer le 28 janvier 1945. Gladys Crozier décède le 29 novembre 1955 à Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMay d’Alençon
1898-1968
Parisienne, elle s’installe à Rouen et devient professeure de français puis autrice de nombreux contes et romans publiés notamment dans la revue Spirou. Elle reçoit le prix Jeunesse en 1963 pour Renard-Roux. Elle est inhumée au cimetière de l’Ouest.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJeanne d’Arc
1412-1431
Figure légendaire de l’Histoire de France, héroïne de la Guerre de Cent Ans, elle parvient à conduire victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, mais capturée, elle est vendue aux Anglais. C’est à Rouen qu’elle a été jugée par l’Église qui la déclare hérétique, elle est enfermée dans une tour puis brûlée sur la place du Vieux Marché. Aujourd’hui Rouen honore sa mémoire à travers un musée qui lui est dédié. Une église, un historial, un pont, des rues et places lui rendent hommage.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesSimone de Beauvoir
1908-1986
Philosophe et femme de lettres, autrice de l’œuvre féministe Le Deuxième Sexe, Simone de Beauvoir prône la libération et l’émancipation des femmes dans la société. Elle vit à Rouen rue du Petit Mouton dans les années 1930 durant lesquelles elle enseigne la philosophie. Dans son récit autobiographique La Force de l’âge, elle raconte sa vie rouennaise. Une bibliothèque, un buste à son effigie et une résidence, installés à Grammont la célèbrent.
Une plaque a été posée rue du Petit Mouton où elle a vécu.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesLaurence de Bellefonds
XVIIe
Elle fut prieure du couvent de Bellefonds. Elle a donné son nom à un collège qui est devenu une résidence.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesGeneviève de Galard
1925-2024
C’est une infirmière, convoyeuse de l’air née dans une famille aristocratique parisienne.
Elle effectue ses études à Paris, Rouen et Abidjan. Pendant la Guerre d’Indochine lors de la bataille de Dien Bien Phu en 1954, elle se charge des évacuations sanitaires puis, aidée par des prostitués vietnamiennes, elle secourt les soldats malades et blessés. Elle devient un symbole héroïque pour l’armée française et reçoit la Légion d’honneur. A son retour, elle est acclamée en légende et est reçue aux États-Unis par le président Eisenhower. Elle vit à
Rouen de 1977 à 1980.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAnne de la Roche-Guilhem
1644-1707
Cette autrice et traductrice née à Rouen se distingue dans le récit historique (Histoire des favorites, 1697). Protestante, elle s’exile en Angleterre après la révocation de l’Édit de Nantes.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAnnie de Pène
1871-1918
Cette romancière, éditrice, reporter et chroniqueuse née à Bonsecours est la mère de Germaine Beaumont et l’amie de Colette. Pionnière du reportage de guerre, elle est la première femme à pénétrer le front, expérience qu’elle détaille dans Une femme dans la tranchée. Une rue du Mont-Gargan porte son nom.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAnne de Souvré
1598-1651
Anne de Souvré est abbesse de Préaux en 1617 avant d’être la 29e abbesse de Saint-Amand de Rouen en 1630. Elle œuvre pour l’essor de l’Abbaye de Saint-Amand - ancienne abbaye de femmes Bénédictines située au cœur de Rouen - en la faisant renaître de ses cendres suite à de nombreux pillages. Elle y fait construire deux chapelles.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJuliette Decroix, née Yver ou Hyver
Née en 1872
Elle est professeure honoraire au lycée de Rouen. Pacifiste, elle défend ses convictions, en créant notamment une section rouennaise de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL), en adhérant à la Ligue internationale des combattants de la paix et au Rassemblement International contre la Guerre et le Militarisme (RIGM).
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie-Thérèse Delafosse
1910-2000
Peintre née à Rouen, elle réalise des portraits et des paysages. Elle expose notamment au
Salon des Artistes Français et au Salon des Indépendants. Elle obtient une médaille d’honneur en 1935 pour un portrait et une médaille d’argent en 1937 pour son tableau nommé Dernières nouvelles.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesThérèse Delbos née Bitschner
1892-1945
Née à Déville-lès-Rouen, elle entre dans la Résistance avec son mari en 1943. Elle est arrêtée en 1944 et emprisonnée sous le Palais de Justice de Rouen avec Florentine Sueur avant la déportation. Elle décède au camp de Sachsenhausen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesLouise Delègue Le Garrec
1917-2018
Née à Paris, elle fait des études de médecine spécialisées en pédiatrie. Poussée par le docteur Robert Debré, elle s’oriente ensuite vers l’Anesthésie-Réanimation e complète sa formation en Angleterre et aux États-Unis. En 1967, elle développe avec rigueur le Département d’Anesthésie-Réanimation de Rouen, malgré des débuts difficiles, puis le Service Mobile (SAMU et SMUR). Elle part à Paris en 1971 pour fonder un service d’anesthésie pédiatrique inspiré de Boston où elle a étudié.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarguerite Deroux
XXe siècle
Agente de liaison cycliste pendant la Seconde Guerre mondiale, son courage est salué par André Maurois qui la surnomme « la jeune fille au casque blanc » dans Rouen dévasté (1947). Elle reprend ses études de droit après la Libération.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesYvonne Desaint, épouse Lemercier
1915-2007
Née à Ectot-l’Auber, Yvonne Desaint résiste au sein du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France dès 1940. Elle rédige et diffuse des tracts communistes. Elle est arrêtée le 7 juillet 1943. La police retrouve à son domicile situé rue du Renard des machines à écrire, un petit matériel d’imprimerie, des enveloppes contenant des brochures communistes à destination d’instituteurs et d’institutrices de l’agglomération rouennaise. Elle est écrouée au Palais de Justice de Rouen, puis transférée à Compiègne-Royallieu le 23 janvier 1944. Elle est déportée à Ravensbrück le 2 février 1944, puis transférée vers le Kommando Holleischen de Flossenbürg. Elle est libérée puis rapatriée le 20 mai 1945. Elle décède à Rouen le 22 mars 2007.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarceline Desbordes-Valmore
1786-1859
Née à Douai et décédée à Paris, cette actrice et poétesse vit à Rouen rue de la Chaîne et exerce au premier Théâtre des Arts, situé rue Grand Pont. Elle écrit plusieurs ouvrages importants, comme Élégies et poésies nouvelles en 1824, ainsi que des nouvelles, des contes pour enfants en prose et en vers et un roman autobiographique. Elle est décrite comme une poétesse précurseure de la poésie française moderne.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Desmares dite La Champmeslé
1642-1698
Marie Desmares dite La Champmeslé est une tragédienne née à Rouen. Elle débute au théâtre de Rouen où elle rencontre son futur mari, surnommé « Champmeslé ». Elle devient la muse de Racine et incarne pour lui Bérénice, Iphigénie et Phèdre. Une rue près de la cathédrale lui est dédiée.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAnnette Dien, épouse Pierrain
1916-2009
Institutrice et militante communiste, Annette Dien s’engage dans la Résistance après son exclusion du syndicat national des instituteurs en 1939 pour son opposition au pacte germano-soviétique. En 1940, elle se marie à Robert Pierrain, également Résistant. Elle milite clandestinement, dirige la commission féminine du parti communiste clandestin au niveau départemental. Elle devient, en mars 1943, responsable interrégionale pour le Sud-Ouest. Arrêtée le 22 juillet 1943, emprisonnée à Bordeaux et Rouen, puis internée à Compiègne, elle est déportée à Ravensbrück le 3 février 1944, puis au Kommando de Holleischen. Libérée en mai 1945, elle reprend l’enseignement, devient élue municipale à Suresnes et soutient activement la mémoire de la Résistance et de la déportation.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesNelly Dijoux née Carton
1929-2013
Fille d’un docker, née à Rouen, elle grandit chez sa grand-mère route de Darnétal. Elle s’engage dès les années 60 dans la protection et l’accompagnement de l’enfance et des personnes en précarité. Élue conseillère municipale socialiste à Petit-Quevilly pendant trente ans, elle mène de nombreuses actions sociales : elle est notamment membre du
Centre communal d’action sociale. Pendant sa retraite, elle est bénévole dans diverses associations.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesYvonne Dissoubray
1909-1996
Professeure du second degré, Yvonne Dissoubray est responsable des femmes Résistantes au sein du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France dès 1941. Le 6 janvier 1943 elle est arrêtée, révoquée et condamnée à deux mois de prison. Relâchée, elle entre dans la clandestinité et dirige la Résistance des femmes au sein de l’Union des Femmes Françaises. A la Libération, elle regagne Rouen et devient secrétaire départementale de l’UFF en Seine-Inférieure et présidente de l’ANACR. Elle est également élue conseillère municipale de Rouen. Elle termine sa carrière d’enseignante au Lycée Marcel Sembat de Sotteville-lès-Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMadeleine Dissoubray, épouse Odru
1917-2012
Madeleine Dissoubray est née à Sainte-Marguerite-les-Aumale. Institutrice, elle enseigne en 1940 au collège technique de Sotteville-lès-Rouen. Membre du Parti communiste clandestin, elle entre dans l’illégalité et se met à disposition de la Résistance en novembre 1941. Membre de l’Organisation Spéciale de la région rouennaise, elle prend part aux premières opérations de sabotage. Le 20 février 1942, elle est arrêtée rue de Montbret et déportée à Auschwitz-Birkenau le 24 janvier 1943 dans le convoi des 31000. A leur arrivée, les 230 femmes de son convoi entonnent La Marseillaise à la stupéfaction des gardiens SS. Rescapée des camps, elle témoigne sur la Résistance et la Déportation et reçoit plusieurs distinctions, dont la Légion d’honneur.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesEmma d’Ivry
Vers 995-1069
Issue de la haute noblesse normande, elle fonde une famille puis se retire dans les ordres à Rouen à la fin de sa vie. Elle est la première abbesse de l’abbaye de Saint-Amand qui est fondée au XIe siècle et consacrée par l’archevêque de Rouen Jean d’Ivry, son demi-frère.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesIda Doolaeghe, épouse Soret
1912 -1993
Née au Touquet, Ida Doolaeghe est lingère. Pendant la guerre, elle est agent de liaison sous l’alias « Janine » et fait partie du Maquis de Barneville. A partir de 1941, elle rejoint la Résistance au sein du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France puis des Francs-Tireurs Partisans Français en 1942. Parmi ses actions, Ida Doolaeghe cache des Résistants. Le 31 juillet 1943, elle est arrêtée dans un café rouennais fréquenté par les FTPF. Elle est déportée à Aachen et dans différentes prisons avant d’être envoyée à Ravensbrück, puis à Mauthausen dans le convoi des 570 françaises NN. Elle est libérée le 22 avril 1945 par la Croix-Rouge Internationale.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesYvonne Drezet, épouse De Coutard
1897-1948
Née à Quillebeuf-sur-Seine, Yvonne Drezet habite à Rouen, rampe Bouvreuil, avec son mari et ses deux filles. Elle est membre d’un groupe de Résistance créé début 1942, afin de permettre le départ de deux militaires anglais cachés depuis 1940. Suite à l’interpellation des passeurs et des militaires, Yvonne est arrêtée le 13 août 1942 à Rouen par la Gestapo. Emprisonnée dans les sous-sols du Palais de Justice de Rouen, elle est ensuite internée à Romainville avant d’être conduite à Compiègne. Elle est déportée à Ravensbrück le 28 avril 1943, puis à Bergen-Belsen en février 1944. Libérée le 15 avril 1945, elle est rapatriée le 24 mai.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAnne-Marie Du Boccage
1710-1802
Poétesse, épistolière, traductrice et dramaturge née à Rouen, elle traduit Le Paradis perdu de Milton et compose Le paradis terrestre. Dans ses Lettres sur l’Angleterre, la Hollande et l’Italie, elle compare les coutumes entre les différents pays. Elle essuie des critiques sexistes pour sa tragédie Les Amazones, qui rencontre cependant un large succès. Elle a donné son nom à une rue et une école primaire du quartier Saint-Sever.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesSuzanne Duchamp
1889-1963
Née à Blainville-Crevon avec ses frères artistes dont Marcel Duchamp, elle passe une partie de son enfance à Rouen. Elle se forme à l’École des Beaux-Arts. Elle expose au Salon des Indépendants en 1911 en tant que peintre aux influences impressionnistes et cubistes. Elle s’inscrit ensuite avec son mari dans le mouvement dada. C’est la seule femme peintre française représentant ce courant artistique. Elle repose au cimetière Monumental.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesLucette Duhamel, née Chaidron
1935-2020
Née dans les Ardennes, elle est ingénieure et chimiste diplômée de l’École Normale
Supérieure. Elle entre au CNRS et devient Directrice de Recherche. Elle apporte une contribution scientifique majeure grâce à ses nombreuses découvertes en chimie organique.
En 1964, elle fonde avec son époux Pierre Duhamel le Laboratoire des Fonctions Azotées et Oxygénées Complexes à l’Université de Rouen. Cet établissement devient une référence en France et à l’étranger.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJeanne Dupic
1901-1984
Native du Cher, elle intègre l’École nationale des chartes et devient archiviste, paléographe et directrice des bibliothèques de Rouen, du musée Corneille et du Pavillon Flaubert. Elle est l’autrice de différents ouvrages dont Bourgeoisie rouennaise au Siècle des Chemins de Fer.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesLouise Durand
1896-1945
Louise Durand, aussi appelée Marie-Louise, habite rue d’Amiens à Rouen. Pendant la guerre, elle est fleuriste rue des Carmes. Sa sœur, Yvonne Durand est Résistante également. Dès 1942, aux côtés de Germaine Canu, elle héberge des soldats britanniques évadés du champ de courses des Bruyères, alors devenu un camp de prisonniers de guerre allemand. Elles sont toutes deux arrêtées le 14 octobre 1943 par la Gestapo. Incarcérée au Palais de Justice de Rouen, puis à Paris et à Fresnes, elle est déportée à Lauban, à Ravensbrück, à Mauthausen et Bergen-Belsen. Elle y serait décédée en avril 1945.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesYvonne Durand, épouse Douillère
1904-1945
Gérante d’un fonds de modiste à la Croix de Pierre, elle habite rue Wallon avec son mari, Max Douillère. Elle cache des parachutistes alliés avec sa sœur Louise. Aidées par Angèle Lepage, elles transfèrent des aviateurs vers un lieu sûr. Le 14 octobre 1943, elle est arrêtée avec son mari pour avoir aidé deux aviateurs. Incarcérée au Palais de Justice de Rouen, elle est conduite de prison en prison. Déportée à Ravensbrück du 26 octobre 1944 au 4 mars 1945, elle est ensuite envoyée au camp de Mauthausen. Elle est libérée le 22 avril 1945. Elle décède le 11 juin 1946 d’une paratyphoïde à l’hospice général de Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesÉlisabeth Émery, épouse Petit
1892 - 1945
Née à Rouen, Élisabeth Petit est institutrice et réside impasse de Lille. Elle est membre du secrétariat national du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France dès juillet 1940. Elle effectue de nombreuses actions, comme l’hébergement et le ravitaillement de Résistants. Son logement devient un dépôt de tracts et d’armes. Elle est arrêtée le 7 août 1943 suite à l’arrestation de son mari. Sa fille, Claudine, est condamnée à 20 ans de travaux forcés. Internée au Palais de Justice, puis au fort de Romainville, elle est conduite ensuite dans plusieurs prisons. Elle est déportée le 5 avril 1944 sous le régime Nuit et Brouillard (NN) à Ravensbrück, puis le 3 mars 1945 à Mauthausen. Elle est ensuite amenée à Bergen-Belsen le 17 mars 1945, où elle décède.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesThérèse Eude
1914-2008
Issue d’une famille bourgeoise rouennaise, elle est infirmière au service otorhinolaryngologie. Elle œuvre pour la défense et l’organisation de la profession et est nommée Chevalier dans l’ordre national du Mérite pour sa longue carrière. Elle est présidente du Groupe d’Histoire des Hôpitaux de Rouen jusqu’à sa mort.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesNelly Flandre
1907-1967
Membre du réseau d’évasion FFC Pat O’Leary dès 1942, Nelly Flandre est domiciliée place Saint-Amand, à Rouen. Elle aide à cacher des aviateurs anglais abattus, en lien avec Germaine Canu. Elle contribue à l’évasion des militaires britanniques d’un camp et héberge des aviateurs alliés ainsi que des Résistants. Elle reçoit la Médaille de la Résistance en 1947.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesNicole Fontaine
1942-2018
Née le 16 janvier 1942 à Grainville-Ymauville, en Seine-Maritime, elle fait ses études de droit à Rouen puis à Paris et devient Docteure en droit en 1969. Elle fut Présidente du Parlement européen de juillet 1999 à janvier 2002. Nommée ministre déléguée à l’Industrie en juin 2002, elle défend la loi pour la confiance dans l’économie numérique, fondamentale pour le développement d’Internet en France.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesYvonne Gancel
1904-1980
Née et morte à Rouen, c’est une athlète qui a marqué l’histoire sportive normande. Elle Intègre Normandia Sport Rouen en tant que spécialiste du lancer de javelot. Elle reçoit la médaille d’argent aux premiers Jeux Olympiques féminins en 1922 et est sacrée championne de France en 1923 et 1924. La même année, elle est demi-finaliste de la Coupe Nationale football avec l’US Quevillaise.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesÉlisa Garnerin
1791-1853
Née à Paris dans une célèbre famille d’aérostiers, c’est la deuxième femme parachutiste après sa tante Jeanne Labrosse. Elle se produit devant le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III lors de sa visite à Paris. Elle effectue près de quarante ascensions de 1815 à 1836 en France et en Europe. Le 15 août 1817, elle réalise un saut au-dessus du Jardin des Plantes de Rouen. Une plaque commémorative y est posée en son hommage.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesPierrette Germond dite Mamie Germond
1920-2007
Figure du hockey sur glace à Rouen, elle a été une bénévole très investie pendant 35 ans auprès du CHAR Club Hockey Amateur de Rouen. Elle a marqué les esprits et des générations de hockeyeurs et hockeyeuses rouennais. es par sa gentillesse et son engagement. Un tournoi de hockey rouennais porte son nom. Elle a donné son nom à la tribune de la patinoire de Rouen inaugurée en septembre 2021.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesLouise Givon
XIXe-XXe
Elle a légué sa fortune à la Ville de Rouen en 1924. Une rue de Rouen porte son nom.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesColette Godard
1926-2022
Née à Rouen dans une famille ukrainienne de confession juive, elle participe à la Résistance en transmettant des lettres. Elle échappe aux camps de concentration où périssent des membres de sa famille. Sa passion pour le théâtre initiée par ses parents l’amène à présenter des émissions notamment pour France Culture. Elle devient critique dramatique pour Le Monde ou encore Télérama. En 1980, elle reçoit le Prix du meilleur livre sur le théâtre du Syndicat de la critique.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesGeneviève Gouin de Brunelles dite Marquise de Combray
1742-1823
Fille du président de la Cour des Comptes, c’est une contre-révolutionnaire née à Rouen.
Elle est l’une des chefs de la chouannerie rouennaise. Elle reçoit chez elle des royalistes avec lesquels elle conspire contre le Premier Empire. Elle est arrêtée avec sa fille pour complicité d’attaque à main armée. Alors que cette dernière est exécutée en 1809, elle est condamnée à réclusion puis est graciée en 1814.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesGermaine Goujon née Cécile
1893-1980
Née au Petit-Quevilly, elle est tisseuse à Oissel dès ses treize ans. Militante syndicaliste très populaire dans l’industrie textile, elle devient secrétaire générale du Textile de Rouen en 1923. Actrice principale du Parti Communiste Français (PCF) naissant, elle est inscrite sur le Carnet B (surveillance des « suspects » sous la Troisième République) jusqu’en 1940.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJoëlle Gouret née Nevot
1950-2024
C’est une multi championne de France de tir à l’arc handisport née à Sotteville-lès-Rouen. Atteinte du diabète à seize ans, elle devient aveugle à l’âge de trente-quatre ans. Elle découvre la pétanque et le tir à l’arc handisports dans lequel elle excelle. Elle fonde en 1998 l’Association Rouennaise des Sportifs Aveugles Amblyopes et Handicapés (ARSAAH) qui propose des activités sportives. Elle mène des interventions de sensibilisation dans les écoles et les EHPAD.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesCatherine Graindor née Huet
XVIIe
Catherine Graindor, née Huet et résidant rue du Vieux Palais lègue ses biens en 1670 au bureau des pauvres valides. Ce qui a permis la création, dans le quartier Cauchoise, de l’École de filles du Vieux Palais. Une école maternelle et un gymnase portent son nom.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarguerite Grevez, épouse Vallet
1906 - 1962
Marguerite Grevez tient avec son mari, Maurice Vallet, et leur fils Lucien, un commerce de volailles et de beurre place du Vieux-Marché. Le couple rejoint un réseau d’évasion d’aviateurs, le réseau Arc-en-Ciel, en juillet 1943. Ils sont arrêtés le 8 octobre 1943 par la Gestapo, en même temps que des personnes travaillant pour les services du ravitaillement dans plusieurs départements normands. Ils sont accusés de ravitailler des réfractaires au STO. Internée au Palais de Justice, Marguerite est transférée à Compiègne d’où elle est déportée le 31 janvier 1944 à Ravensbrück. Elle est libérée par les Américains le 7 mai 1945 à Zwodau. Elle obtient le statut de combattant volontaire de la Résistance.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesClaudine Guérin
1925-1943
A 16 ans, Claudine Guérin, fille d’instituteurs communistes, assure des liaisons entre les militants clandestins du groupe Pican du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France et transporte tracts et journaux interdits. Son père prisonnier de guerre en Allemagne, sa mère condamnée pour activités clandestines en janvier 1942, Claudine, jusqu’alors élève au lycée Jeanne d’Arc de Rouen, intègre un lycée parisien. Arrêtée en février 1942 par la police française, elle est interrogée sur ses liens avec André Pican, Résistant arrêté et ami de ses parents ; elle ne livre aucune information. Emprisonnée, mise au secret pendant six mois, puis transférée à Romainville, elle est déportée à Auschwitz-Birkenau le 24 janvier 1943. Claudine Guérin y meurt du typhus le 25 avril 1943, six jours avant son 18e anniversaire. Sa mère, Lucie Guérin, a survécu à la déportation à Ravensbrück.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAdelina Guérin, dite Adelina Beau
1898-1985
Adelina Guérin réside rue aux Juifs à Rouen. Elle appartient, avec son compagnon Ferdinand Beau, au réseau Comète et Porto pour lequel elle fabrique de fausses pièces d’identité, héberge et convoie des aviateurs alliés vers l’Espagne. Arrêtée le 27 août 1943 par la Gestapo, elle est internée dans les geôles allemandes à Rouen. Le 29 avril 1944, elle est transférée au fort de Romainville pour être déportée le 13 mai à Ravensbrück. Transférée à Schlieben et Leipzig, elle est libérée le 6 mai 1945 à Dölben. Rapatriée le 1er juin 1945 à Paris, elle est déclarée invalide à 100%.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesLucie Guérin née Couillebault
1900-1973
Lucie Couillebault est dirigeante du Comité mondial contre la guerre et le fascisme en 1938. Dès 1941, elle est membre du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, au sein du groupe Pican, et participe au déraillement du train allemand sur la ligne Rouen-Barentin le 19 octobre 1941. Elle est arrêtée le 1er décembre 1941 après une perquisition à son domicile considéré comme lieu de réunion de clandestins. Condamnée à 8 ans de travaux forcés, elle est déportée à Ravensbrück le 13 mai 1944. De retour de déportation, elle est élue députée dans la 1ère circonscription, enseigne dans les classes primaires du lycée Jeanne d’Arc et siège au conseil municipal de Rouen de 1953 à 1959. Sa fille Claudine Guérin est décédée à Auschwitz.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJacqueline Guerroudj née Netter
1919-2015
C’est une institutrice et militante née dans une famille bourgeoise rouennaise. Elle rejoint le parti communiste et s’engage dans la libération de l’Algérie avec son second époux Abdelkader Guerroudj. Agent de liaison pour le PCA et le FLN, elle est condamnée à mort avec son mari pour complicité dans un attentat symbolique en 1957. Le couple est acquitté en 1962 notamment grâce à une campagne menée par Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre. Après l’indépendance, elle exerce à la bibliothèque de la Faculté de droit d’Alger en tant que citoyenne algérienne.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAnnie Guilbert née Javaudin
1904-2004
Née à Paris, elle fait ses études au lycée Jeanne d’Arc. En 1945, elle est élue conseillère municipale de Grand-Couronne où elle a été Résistante. Elle devient romancière, journaliste et chroniqueuse judiciaire.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie-Madeleine Hachard
1704-1760
Religieuse missionnaire et épistolière née à Rouen dans la paroisse Saint-Maclou, elle intègre le couvent des Ursulines où elle s’occupe de l’éducation des jeunes filles. Elle part avec onze consœurs en 1727 fonder un hôpital et une école en Louisiane. Elle relate son expérience dans des lettres adressées à son père, procureur de la Cour des Comptes, qui sont publiées en 1728.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesSimone Hannecart, épouse Chauvin
1911-1989
Gérante d’un café-meublé rue Méridienne, Simone Hannecart entre dans la Résistance en janvier 1942, chargée d’héberger et de ravitailler les Francs-Tireurs Partisans de passage ou en mission à Rouen. Elle prépare en outre la nourriture pour les FTP du groupe Jeanne d’Arc de Barneville. Arrêtée le 31 juillet 1943, elle est internée à Aachen puis déportée à Ravensbrück. Elle est envoyée à Mauthausen le 7 mars 1945 avant d’être libérée le 22 avril 1945. Elle est distinguée par le grade de soldat.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJosette Hébert-Coëffin
1906-1973
Née à Rouen où elle étudie à l’École des Beaux-Arts, elle devient sculptrice, graveuse et médailleuse. En 1937, elle reçoit la médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris et est la première lauréate de la Fondation Guggenheim. Elle réalise les médailles officielles des présidents Charles de Gaulle et René Coty.
Allez à la rencontre des rouennaises inspirantesIrène Hermel
1928-1991
Née à Rouen, Irène Hermel est une figure du quartier Grammont où elle s’installe en 1961. Présidente du comité du quartier, vice-présidente de l’association de la Sablière et membre du conseil des écoles Honoré de Balzac et des collèges Albert et Alexis Carrel, elle a aussi été présidente de l’Union sportive Grammont. Instructrice départementale de la Croix Rouge, elle a formé des centaines de secouristes militaires. Son engagement s’est poursuivi dans sa fonction de conseillère municipale de 1977 à 1989 : elle participe aux commissions Actions sociales, Sports et Qualité de vie. Son dévouement est récompensé par l’attribution, le 1er janvier 1983, de la médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports. Le stade de football du quartier Grammont porte son nom depuis une consultation citoyenne en 2007.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesArlette Heudron
1935-1978
Organiste née au Petit-Quevilly, elle obtient le premier prix d’orgue au Conservatoire de Rouen puis le premier prix de fugue en 1965 au Conservatoire National de Paris. Elle donne des cours à l’École Normale Supérieure de Musique de Paris.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesDenise Holstein
1927- 2024
Née à Rouen d’un père chirurgien-dentiste, elle est arrêtée en 1943 à l’âge de seize ans lors des grandes rafles. Elle est envoyée dans les camps de Drancy et Louveciennes puis déportée à Auschwitz avec 34 enfants qui sont tués dès leur arrivée. Dans les années 90, sollicitée par l’avocat Serge Klarsfeld, elle témoigne de l’horreur des camps. Elle publie le livre Je ne vous oublierai jamais mes enfants d’Auschwitz et poursuit sa mission dans les collèges de France. Une plaque commémorative est posée en son honneur à l’entrée du square Verdrel en 2020.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesFrançoise Homet
1937-2018
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesBlanche Hoschedé-Monet
1865-1947
Née à Paris, cette artiste peintre est la belle fille de Monet ainsi que son assistante et élève. Elle vit à Rouen dans le quartier Saint-Gervais. À l’époque, ses œuvres sont régulièrement exposées à Rouen et certaines d’entre elles se trouvent aujourd’hui au Musée des Beaux-Arts de Rouen. Elle travaille également à la préservation des jardins de Giverny pendant vingt ans
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Houdemare
XVIIe
Fille d’un négociant de Rouen, Marie Houdemare fonde en 1669 les Sœurs grises ou Sœurs des écoles charitables avec lesquelles elle crée une école pour jeunes filles. Elle est une pionnière en matière d’instruction de jeunes filles du peuple. Deux écoles publiques rouennaises portent son nom.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMagdeleine Hue
1882-1944
Artiste peintre née à Bernay, elle s’inscrit à l’École des Beaux-Arts de Rouen à l’âge de vingt-cinq ans. Elle est la seule femmes membre de l’École de Rouen où elle obtient plusieurs mentions. Peintre coloriste, elle produit plus de 1500 toiles : des natures mortes, le port et les rues de la ville où elle vit pendant de nombreuses années. Elle expose régulièrement au Salon des Artistes Rouennais. Une plaque commémorative est installée rue Victor Hugo où elle a vécu.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesDorothea Klumpke
1861-1942
Née à San Francisco, cette astronome dirige l’Observatoire de Paris et est faite Chevalier de la Légion d’honneur. C’est la première femme à soutenir, le 14 décembre 1893, une thèse de doctorat en sciences mathématiques, sur le sujet de « l’étude des anneaux de Saturne ». Elle est le membre le plus éminent de l’Observatoire de Rouen lors de sa création en 1884 et aide beaucoup par son soutien matériel et moral. Elle participe, le 31 mars 1901 à Rouen, à l’inauguration d’un nouveau télescope de 300 mm de diamètre à l’Observatoire où une plaque commémorative est installée en 2024.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAnne-Marie Koenig
1918-2007
Née en Allemagne, Anne-Marie Koenig est élève, puis professeur de langue au lycée Jeanne d’Arc de Rouen. Durant la guerre, elle fournit des renseignements sur les bombardements alliés en Allemagne. Proche de Marie-Yvonne Operie, Résistante, elles organisent l’hébergement de réfractaires au STO. Elles intègrent toutes deux le regroupement Beaumont et nouent des contacts avec le groupe Libération-Nord. Pendant l’été 1944, elles hébergent un capitaine membre de l’armée de De Gaulle, dans le cadre de l’opération Sussex. Suite à cette mission, elle reçoit la médaille de la Résistance en 1945, au titre des Forces Françaises Combattantes (FFC).
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesCamille Lacoste-Dujardin
1929-2016
Ethnologue née à Rouen, elle passe une partie de son enfance à Casablanca. Elle débute son cursus universitaire en géographie où elle rencontre son futur mari avec qui elle part vivre en Algérie. Elle se spécialise dans la culture kabyle et devient directrice de recherche au CNRS. Elle apprend le berbère et traduit et étudie de nombreux contes populaires. Elle défend les conditions féminines en Kabylie.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesEspérance Langlois épouse Bourrelé de la Vallée
1805-1864
Née à Pont-de-l’Arche, elle grandit à Rouen où elle est initiée à l’art par son père Eustache-Hyacinthe Langlois, dessinateur et graveur. Elle réalise une gravure du château de Philippe-Auguste à l’âge de treize ans. Elle produit des peintures et gravures de nombreux monuments normands. Ses travaux sont étroitement liés à l’œuvre de son père : elle grave ses dessins et vice-versa. En 1834, elle obtient une médaille d’argent de l’Académie des Beaux-Arts de Rouen. A la fin de sa vie, elle est employée comme peintre à la manufacture de porcelaine de Sèvres avec son frère Polyclès.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Lannelongue née Cibiel
1836-1906
Philanthrope née à Rouen sur le boulevard Cauchoise (des Belges), elle est issue d’une riche famille industrielle. Elle crée deux écoles gratuites pour jeunes filles. Pendant la guerre franco-prussienne, elle installe un hôpital pour les soldats blessés dans son hôtel particulier. Elle participe financièrement à l’ascension professionnelle de son second époux chirurgien, Odilon Lannelongue. Elle fonde avec lui deux hôpitaux spécialisés dans la chirurgie du cœur et des poumons. Un hôpital porte son nom dans les Hauts-de-Seine.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesHenriette Lavoisey
1920-2014
Vendeuse à Rouen, Henriette Lavoisey rejoint la Résistance en 1940 avec le groupe Évasion Rouennais. Elle aide à l’évasion de soldats anglais. Arrêtée en 1941, jugée en juillet, elle est déportée à Karlsruhe le 13 octobre. Elle est incarcérée dans plusieurs prisons en Allemagne. Son dernier lieu de détention est la prison d’Aichach en Bavière. Elle est libérée par les Américains le 29 avril 1945. Elle décède le 20 février 2014 à Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarguerite Le Baron, épouse Lecomte
1888-1942
Née à Rouen et domiciliée quai du Havre, Marguerite Le Baron est arrêtée le 20 avril 1942 pour aide à un prisonnier anglais et soutien à la Résistance. Internée au Palais de Justice, elle est interrogée par la Gestapo mais ne donne aucun renseignement. Retrouvée morte en cellule le 30 avril 1942, elle aurait mis fin à ses jours afin de ne pas dénoncer ses camarades. En 1948, Marguerite Le Baron est reconnue « Mort pour la France ».
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAngélique Marguerite Le Boursier Du Coudray
1712-1794
Née à Clermont-Ferrand dans une famille de médecins, elle devient sage-femme en 1939. Elle exerce pendant seize ans au Châtelet à Paris. Elle enseigne ensuite gratuitement l’art d’accoucher dans les villes de province à l’aide d’un mannequin qu’elle a créé, approuvé en 1758 par l’Académie de chirurgie. En 1777, après avoir donné son premier cours en Normandie à Évreux, elle offre cet appareil à la ville de Rouen. Il est conservé au Musée Flaubert et d’Histoire de la médecine.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Le Masson Le Golft
1749-1826
Femme de lettres, institutrice, dessinatrice et naturaliste, elle naît au Havre et passe les dernières années de sa vie à Rouen. Elle favorise l’instruction des jeunes filles (Lettres relatives à l’éducation) et condamne l’esclavage. À sa mort, elle lègue sa bibliothèque à la Ville de Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAline Le Mouton
1892-1971
Élève de Philippe Zacharie à l’École des Beaux-Arts de Rouen, elle est une peintre proche de l’École de Rouen. À travers son pinceau, elle traduit l’esprit des paysages régionaux. Elle est la belle-sœur de Léonard Bordes.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesGeorgette Leblanc
1869-1941
Née à Rouen comme son frère Maurice Leblanc, elle s’installe à Paris et devient cantatrice et actrice. Elle incarne de grands rôles au théâtre puis pour le cinéma muet naissant. Elle joue dans le film L’Inhumaine de Marcel L’Herbier qu’elle coproduit. Également femme de lettres, elle publie une dizaine d’ouvrages. Elle participe à l’écriture et à la mise en scène des pièces de son compagnon Maurice Maeterlinck à l’abbaye de Saint-Wandrille. A son retour des États-Unis, elle acquiert le phare de Tancarville où elle reçoit de nombreuses personnalités.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesPascaline Lebourg épouse Siroy
1891 - 1967
Tisserande puis couturière, Pascaline Lebourg fait la connaissance de l’anglais Réginald Henning, dont elle aura deux enfants : Raphaël et Georgette. Elle se marie en 1922 avec Paul Siroy, gardien de la paix. Pendant l’Occupation, la famille habite rue Poussin à Rouen, à quelques mètres des locaux de la Gestapo,situés dans le collège Fontenelle. Le fils aîné, Raphaël, est membre du réseau d’évasion Pat O’Leary, et Pascaline Siroy, veuve depuis 1941, transforme alors son logement en étape sûre avant exfiltration pour les pilotes alliés blessés, aidée par sa cuisinière Alice Aubert. En quelques mois, ils nourrissent et hébergent une trentaine d’aviateurs et les remettent, en août 1944, aux Canadiens qui viennent de libérer Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAndrée Lecat
1912-1979
Native de Doudeville, elle intègre l’École Normale d’Institutrices de Rouen en 1921 et devient militante syndicaliste et communiste. Elle est conseillère municipale à Abbeville et au Havre
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMadeleine Lecœur
1900-1983
Issue d’une famille d’industriels rouennais, elle est infirmière et institutrice de formation, mais aussi peintre et poétesse. Elle fonde en 1931 à son domicile rouennais de la rue Jean Revel un recueil pour orphelins qui devient l’association Les Nids en 1936 puis fondation en 2019. Elle reçoit la Légion d’honneur.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesPaulette Lefebvre, épouse Michaut
1919-2006
Membre de mouvements de solidarité avec les enfants de l’Espagne républicaine, Paulette Lefebvre s’engage en 1940 dans les Comités Populaires Féminins avec Maria Rabaté et Germaine Pican, qui mobilisent les femmes contre la vie chère. A partir de 1943, au sein du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, elle établit les liaisons, transporte armes et munitions. Arrêtée le 10 décembre 1943, elle est incarcérée à la prison Bonne-Nouvelle. Elle est libérée en février 1944. Après-guerre, elle est rédactrice du quotidien communiste L’Avenir Normand et directrice de la revue Femmes Françaises. Elle épouse en 1947 Victor Michaut, Résistant, ancien déporté à Dachau, député de Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesGabrielle Leleu
1893-1971
Ancienne institutrice et directrice des bibliothèques de Rouen, Gabrielle Leleu est une des premières flaubertistes à qui l’on doit le classement des manuscrits de Madame Bovary. Elle est considérée comme une pionnière des éditions de genèse et une référence pour les spécialistes de Gustave Flaubert. La grande qualité de son travail donne à la bibliothèque de Rouen une réputation scientifique hors-pair.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMathilde l’Emperesse
1102-1167
Née en Angleterre, elle est la fille et l’héritière d’Henri Ier Beauclerc et l’épouse de l’empereur du Saint-Empire. Elle parvient à récupérer la Normandie et l’Angleterre pour son fils au terme d’une guerre de vingt ans contre son cousin Étienne de Blois. En tant que régente du duché normand, elle passe ses dernières années à Rouen où elle fait construire le premier pont de pierre (à l’emplacement du pont Boieldieu), utilisé pendant près de cinq siècles. Elle est inhumée dans la Cathédrale. Une rue, un pont et une clinique portent son nom.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesSuzanne Lenotre épouse Tierce
1914-1990
Née à Barentin, Suzanne Lenotre exerce la profession d’employée de maison. Elle est arrêtée le 23 mai 1943 à Rouen par la Gestapo pour fabrication de fausses cartes d’identité pour de jeunes requis au STO. Elle est condamnée pour une « inobservation du règlement sur les maladies vénériennes », soupçonnée d’avoir eu des relations sexuelles avec des Allemands. Elle est déportée à Ravensbrück le 15 août 1944 puis est libérée le 8 mai 1945. Suzanne est rapatriée le 15 juin 1945 à Valenciennes.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAngèle Lepage, épouse Blanckart
1891-1976
Née dans la Manche, Angèle vit en Belgique entre 1921 et 1933. En 1923, elle épouse le photographe-portraitiste Mathias Blanckart. Le couple s’installe à Rouen en 1933 et ouvre un studio photographique. Sous l’Occupation, il reçoit des artistes et des intellectuels pro-gaullistes. Ils réalisent les photos d’identité indispensables pour les faux papiers des soldats britanniques évadés et des clandestins. Actifs dans le réseau Libération-Nord, les photographes sont arrêtés sur dénonciation le 8 décembre 1943. Angèle est transférée au Fort de Romainville puis le 13 mai 1944 à Ravensbrück et le 20 juillet 1944 à Leipzig où elle travaille dans une usine d’armement. Libérée en mai 1945 par les Russes, elle est rapatriée le 6 juin 1945. Le 2 juillet 1945, elle dépose devant les tribunaux contre ses dénonciateurs. Elle décède le 1er juillet 1976 à Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJeanne-Marie Leprince de Beaumont
1711-1776
Enseignante, autrice et éducatrice, née à Rouen, elle est considérée comme une pionnière dans la littérature jeunesse. En 1756, elle publie une version de La Belle et la Bête qui a servi de base à la plupart des adaptations ultérieures.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesClaire Léris dite Mademoiselle Clairon
1723-1803
La Clairon, nom de scène de Claire Léris, dite Claire Josèphe Hippolyte Léris Clairon de Latude est l’une des grandes actrices françaises de son époque. Elle débute à treize ans à la Comédie Italienne, puis est engagée au Théâtre de Rouen où elle reste quatre ans. Elle entre ensuite à la Comédie Française où elle est révélée par le public.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesLouise Levesque née Cavelier
1703-1745
Fille du procureur de Normandie, cette femme de lettres est née à Rouen. Elle s’illustre dans divers genres littéraires : la poésie, le théâtre, l’essai, le roman et le conte (Le Prince des Aigues-Marines). Son opéra en cinq actes Judith n’a jamais été joué.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJeannine Loutz épouse Cretot
1927-1997
Née rue Eau-de-Robec à Rouen, Jeannine Loutz est pupille de la nation et a passé une partie de son enfance en pension chez les sœurs à Bois- Guillaume avant de vivre avec son frère à Grand-Quevilly. Pendant la guerre, elle récupère et cache des parachutistes anglais et canadiens avec sa sœur, Éliane Loutz. Elles hébergent également Jacques Dufils, évadé du STO en Allemagne, qui a assassiné un soldat allemand rue des Charrettes lors de son retour à Rouen. Elles ont récupéré et caché les armes allemandes. Après-guerre, elle travaille au journal Paris-Normandie.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMadame Louvet
XIXe-XXe
En 1914, elle assure la direction de l’Hôpital 103 installé dans l’École Normale de Garçons de la rue Saint-Julien.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesNicole Maestracci
1951-2022
Avocate et magistrate, elle est nommée, en 2011, première présidente de la cour d‘appel de Rouen. Elle est très engagée au sein du Syndicat de la magistrature où elle milite. En 2013, elle est désignée membre du Conseil constitutionnel où elle siège jusqu’en 2022. Elle devient, en 1999, Chevalier de la Légion d’honneur pour son action au titre de présidente de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie-Anne Maheo, épouse Le Guénédal
1910-2003
Marie-Anne Maheo est agente de liaison au sein du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France. Elle habite avec son époux rue Cauchoise à Rouen. Des armes, des munitions, et des tracts sont retrouvés à leur domicile lors de leur arrestation le 18 septembre 1941. Son époux, Joseph Le Guénédal, est fusillé le 17 décembre1941. Elle est incarcérée au palais de justice de Rouen du 18 septembre 1941 au 2 février 1942, puis à la prison Bonne-Nouvelle jusqu’au 11 juin 1942. Elle est ensuite transférée vers le camp des Hauts-Clos à Troyes où elle reste détenue jusqu’au 22 juillet 1943. Déportée vers la ville de Bade, elle est incarcérée dans la prison de Freiburg im Breisgau jusqu’au 9 août 1943 puis dans la forteresse Lauerhof de Lübeck jusqu’au 16 mai 1944 et à Dortmund. Libérée le 2 avril 1945 à Lippstadt, elle est rapatriée en train le 25 avril 1945. De retour à Rouen, elle est envoyée en convalescence au château des Câteliers à Houppeville.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Maillard, née Brière de l’Isle
1852-1933
Fille d’un métis venu des Antilles à Rouen, c’est une philanthrope féministe née à Saint- Adresse. Elle hérite en 1900 de la fortune de son cousin Léon Brière, directeur du Journal de Rouen. Après avoir vendu le journal, elle fonde, entre autres, l’Abri (foyer d’hébergement pour jeunes travailleuses) et cofonde la Goutte de lait de Rouen. Déléguée au Conseil national des femmes françaises, elle préside la branche rouennaise dès 1911.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesÉmilienne Marie
1909-2001
Vendeuse à Rouen, Émilienne Marie entre en Résistance en 1940, diffusant des tracts et aidant des réfractaires. Arrêtée alors qu’elle distribuait des tracts, elle est condamnée le 23 décembre 1942 à 8 ans de travaux forcés et 20 ans d’interdiction de séjour. Elle est déportée à Ravensbrück en mai 1944. Elle survit et revient à Rouen après la guerre.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesThérèse Matter
1887-1975
Infirmière et sage-femme, elle est née dans la rue de Fontenelle à Rouen. Elle passe un an en Angleterre en tant que fille au pair avant d’intégrer l’École de la Maison de santé protestante de Bordeaux où elle retrouve son amie d’enfance Alice Bianquis Escande. Elle est la cofondatrice de l’hôpital-école Ambroise-Paré de Lille (inauguré en 1923) dont elle assure la direction. Elle est reconnue Juste parmi les Nations pour son aide à la communauté juive et aux Résistants pendant la Seconde Guerre mondiale.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJacqueline Mazéas
1920-2012
Première Française à lancer le disque au-delà des 40 mètres, cette athlète olympique remporte la médaille de bronze du concours du lancer du disque avec 40, 47 mètres aux Jeux Olympiques de Londres en 1948. Elle est licenciée dans le patronage paroissial de Rouen, puis au Stade sottevillais et à l’A. S. P. C.Rouen. Elle est aussi professeure d’éducation physique au lycée Jeanne d’Arc. Elle est décédée à Darnétal.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAlcidie Menat née Vaillant
1863-1936
Née dans le Nord, elle dirige l’École Normale d’Institutrices de Rouen de 1891 à 1925. Elle est Chevalier de la Légion d’honneur.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesGabrielle Méret née Jeanne Deiffel
1878-1944
Institutrice en retraite, elle anime le Comité régional des femmes contre la guerre et le fascisme dans les années 1930. Communiste, elle fait l’objet d’une surveillance étroite de la police dès 1940. Elle accueille des clandestins du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France et des membres du maquis de Barneville à son domicile, rue Louis Aubert à Rouen, et procure des faux papiers. Arrêtée le 28 août 1943, elle tente de se pendre dans sa cellule. Elle est déportée à Ravensbrück le 13 mai 1944. Elle y décède à une date inconnue, victime du typhus.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarguerite Messier
XXe siècle
Elle était inspectrice départementale des écoles maternelles de Rouen de 1915 à 1937. Son dévouement à la cause de l’école maternelle a fortement influencé son développement à Rouen. Une école du quartier Châtelet/Lombardie porte son nom.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Métaux, épouse Oursel
1893-1944
Membre du réseau franco-belge Delbo-Phénix avec son mari, Paul Oursel et son frère Henri Métaux, Marie Métaux participe à l’exfiltration d’aviateurs alliés. Elle est arrêtée à son domicile rue Beauvoisine, comme les autres membres du réseau, le 6 janvier 1944 par la police allemande. Elle est ensuite transférée au fort de Romainville et déportée le 18 avril 1944 à Ravensbrück où elle disparaît.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesDenise Meunier, épouse Morel
1918-2022
En mai 1943, l’institutrice Denise Meunier est agent de liaison dans le réseau Valmy avec sa mère Rachel Meunier, homologuée FFI. Le 9 décembre 1943, elle est chargée de rapporter dans une valise, par le train, des armes venant de Neufchâtel. Arrêtée à la gare rive-droite, elle est emprisonnée pendant 4 mois et finalement relâchée. Elle participe activement à la libération de Rouen aux côtés de Georges Touroude, Bernard Lawday et Roland Leroy.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesPaule Noëlle
1942-2022
Comédienne française, elle était une élève du lycée Jeanne d’Arc. Après avoir eu deux premiers prix au Conservatoire de Rouen, elle entre au Conservatoire national, puis intègre à la Comédie Française en 1962. Elle chante, danse et joue dans des pièces de théâtre et figure à l’affiche de feuilletons, émissions et téléfilms.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesNoémi Noire-Oursel
1847-1919
Biographe et bibliographe née à Rouen, elle propose en 1886 une Nouvelle Biographie normande, son œuvre majeure. Elle publie des articles, notamment dans La Normandie littéraire. En 1908, elle fait redécouvrir Marie Le Masson Le Golft, dans son ouvrage Une Havraise oubliée. Elle participe à la création de l’antenne rouennaise de l’association Valentin Haüy dont elle est une bienfaitrice.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie-Yvonne Opierie
1891-1963
Marie-Yvonne Operie obtient sa licence de lettres en 1917. Elle est ensuite professeure agrégée d’histoire au lycée Jeanne d’Arc de Rouen. Logeant avec Anne-Marie Koenig, elles résistent ensemble, en organisant l’hébergement de réfractaires au STO. Elles intègrent toutes deux le regroupement Beaumont et nouent des contacts avec le groupe Libération-Nord. Pendant l’été 1944, elles hébergent un capitaine membre de l’armée de De Gaulle, dans le cadre de l’opération Sussex.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesYvonne Pantel, épouse Verzy
1920-2022
Membre du réseau Shelburn, Yvonne Pantel fait évader sept soldats anglais et trois australiens depuis le camp de prisonniers des Bruyères à Rouen le 31 janvier 1942. Elle s’enfuit ensuite en zone non occupée, puis revient à Rouen. Elle est cependant arrêtée le 9 septembre 1942 et incarcérée à Rouen jusqu’au 1er avril 1943. Reconnue membre des FFC Évasion, sous-lieutenant des FFC, elle est nommée Chevalier de la Légion d’honneur et reçoit la médaille de la Résistance.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJacqueline Pascal
1625-1661
Née à Clermont (aujourd’hui Clermont-Ferrand), elle arrive à Rouen avec sa famille en 1640. Elle développe très tôt un talent pour la poésie. Par son esprit salué à la cour, elle favorise l’ascension de son père. Elle entre dans les ordres après la mort de ce dernier. Elle est également la sœur de Blaise Pascal.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Payenneville née Helot
1885-1994
La conseillère municipale rouennaise mène avec son mari diverses actions sociales et culturelles dont la création en 1921 de l’Aide aux familles nombreuses. Elle préside l’Association familiale et sociale de Rouen jusqu’en 1972. Elle est nommée Chevalier de l’ordre national du Mérite.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Pélissier née Casseneau
1707-1749
Cantatrice soprano née à Paris, elle débute en 1722 à l’Opéra de Paris. Elle épouse Bernardin Pélissier, directeur du Théâtre de Rouen, où elle poursuit sa carrière. Elle retourne avec son mari à Paris et devient première chanteuse à l’Opéra. Elle créé de nombreux rôles dont Telaira dans Castor et Pollux de Rameau. Elle se retire du théâtre en 1741.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie-Barbe Pellerin de la Coudraye
1686-1763
Née dans le Calvados, c’est la fille d’un conseiller du roi. Elle est formée dans une communauté religieuse de Caen. En 1714 elle créé la Congrégation de Notre-Dame-de Charité destinée au service de l’Hospice général de Rouen (actuel CHU), active jusqu’en 1979. Elle fonde une institution semblable à Lisieux en 1727 dont elle devient supérieure générale jusqu’à sa mort. Son portrait est exposé dans la chapelle Notre-Dame-de-Charité du CHU de Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesGermaine Pican née Morigot
1901-2001
Née à Malaunay et diplômée de l’École Normale d’Institutrices de Rouen, elle est une militante communiste et Résistante. Elle est déportée à Birkenau en 1942. Elle devient sénatrice de la Seine-Inférieure de 1946 à 1948 et reçoit la Légion d’honneur en 1985.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie-Louise Pichot
1885-1947
Née à Rouen, c’est une peintre d’inspiration impressionniste. Ancienne élève d’Henri Paul Royer et Paul Gervais, elle représente des femmes, des paysages et des natures mortes. En 1937, elle participe à une exposition féminine au Jeu de Paume de Paris aux côtés de ses consœurs européennes. Elle est membre du Salon des Artistes Français où elle expose régulièrement. Elle reçoit une médaille d’argent pour son œuvre en 1923.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarcelle Pipien
1920-2001
Issue d’une famille ouvrière de la Nièvre, elle est tout d’abord institutrice puis s’inscrit à l’ENA. En 1953, elle devient la première magistrate administrative de France puis la première présidente de tribunal administratif à Rouen vingt ans après. Durant sa carrière, elle gère l’informatisation de la juridiction. Elle reçoit de nombreuses décorations comme la Légion d’honneur et l’Ordre National du Mérite.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Planterose
XVIIIe siècle
En 1741, Marie Planterose devient la propriétaire du Jardin des Plantes d’où son appellation Jardin de Madame Planterose jusqu’à la Révolution. Un square du quartier Saint-Clément/Jardin des plantes porte son nom.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMathilde Poivre
1879-1961
Née dans l’Oise, elle est infirmière de la Société de secours aux blessés militaires affectée à Douai et Soissons pendant la Première Guerre mondiale. Elle devient directrice de la Maison Familiale de Mont-Saint-Aignan. Elle est Chevalier de la Légion d’honneur.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesOlga Popovitch
1912-1989
Née à Belgrade, elle est diplômée de l’École du Louvre et de l’Institut d’art et d’esthétique. Elle est enseignante, autrice (La faïence de Rouen) et conservatrice du Musée des Beaux-Arts de Rouen de 1961 à 1978. Elle contribue au rayonnement artistique de la ville.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesJeanne Poulain
1922-1997
Domiciliée rue Lemire à Rouen, Jeanne Poulain est secrétaire. Elle s’engage dès septembre 1940 en effectuant des actions de sauvetage de soldats britanniques. Elle participe également à plusieurs passages en zone libre en tant que convoyeuse. Le 3 mars 1941, elle est arrêtée lors d’un convoi qu’elle accompagne en Dordogne, en possession de documents destinés aux services secrets. Incarcérée à Angoulême puis à Paris, elle est internée à Karlsruhe, Anrath, Jauer, Goldberg et Aichach. Libérée le 29 avril 1945, elle a reçu plusieurs décorations, dont la médaille de la Résistance.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesColette Privat née Moat
1925 – 2021
Née à Paris, elle est professeure de lettres au lycée Jeanne d’Arc et à l’université de Rouen. Communiste, elle est élue conseillère municipale de Rouen, première femme conseillère générale de Seine-Maritime, conseillère régionale, députée et maire de Maromme. Elle œuvre pour l’amélioration des conditions féminines et ouvrières.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesPauline Rebour née Boyenval
1878-1954
Née dans la Manche, elle est enseignante au Havre puis à Rouen où elle donne une conférence sur la condition féminine en 1903. Elle fonde la Société féministe du Havre, rédige des articles pour le journal de progrès féminin La Française et devient avocate. Elle devient Chevalier de la Légion d’honneur en 1937.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesÉlisabeth Ridereau, épouse Sénécal
1910-1981
Née au Bec-Hellouin, Élisabeth Ridereau travaille en tant qu’auxiliaire à la préfecture de Rouen, à l’office des combattants. Elle profite de son poste pour utiliser les tampons afin de réaliser des faux papiers pour les Français qui veulent passer en zone libre ou se soustraire au travail obligatoire. Elle est arrêtée le 30 septembre 1943 à Rouen mais parvient à cacher les tampons juste avant. Elle est enfermée au Palais de Justice après avoir subi des interrogatoires au Donjon, siège de la Gestapo. Conduite à Romainville, elle est déportée à Ravensbrück, puis à Holleischen le 6 juin 1944. Elle est libérée le 5 mai 1945.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesLouisa Riggall
1868-1918
Peintre australienne de talent à la fin du XIXe siècle, féministe, elle s’engage auprès de la branche Australienne de la Croix-Rouge. Devenue infirmière, elle a l’avantage d’être bilingue et coordonne l’Australian général hospital n°1 dans l’hippodrome des Bruyères en 1916. Elle repose au cimetière Saint-Sever de Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarcelle Roger, épouse Tarlé
1903-1945
Née à Rouen, Marcelle Roger est une pianiste de talent. Elle épouse Pierre Tarlé, maître de ballet, le 20 mai 1939. Tous deux entreprennent des actions de Résistance isolées, rattachées au mouvement de Résistance Intérieure Française (RIF). Cela n’empêche pas Marcelle de poursuivre sa carrière de pianiste, qui lui vaut plusieurs articles dans des gazettes locales. Elle est déportée le 31 janvier 1944 à Ravensbrück, en Allemagne, où elle meurt pour la France le 1er mars 1945.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarie Ernestine Roussel
1859-1928
Née à Évreux d’un père pharmacien, elle est la première femme-médecin établie à Rouen. Elle obtient son baccalauréat à la Sorbonne puis soutient sa thèse spécialisée en gynécologie à la Faculté de médecine de Paris en 1890.L’année suivante, elle s’installe à Rouen au 25, rue Jeanne d’Arc pour des consultations réservées aux femme et enfants. Elle cofonde en 1900 la Goutte de lait de Rouen dont elle assure la direction médicale. En 1906, elle est nommée pour cela Officier des Palmes Académiques.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesLouise Sainte-Martine née Coudard
1915-1983
Sténo-dactylographe auprès du célèbre publiciste parisien - et Rouennais d’origine - Roger-Louis Dupuy, Louise servait à l’occasion de modèle pour diverses campagnes publicitaires :Ouest-Lumière,Huile des Bénédictins, dentifrices PYO, huiles RI-CI-KA, thé d’oranger Joseph Nègre,Banania, entre autres. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle s’engagea dans la Résistance et devint membre du Mouvement de Libération Nationale. À partir de 1952, elle tint une laverie au 33, rue Saint-Vivien, à Rouen, y menant une vie discrète et laborieuse.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesSarah Sallé, épouse Crutel
1890-1945
Sarah Sallé épouse en secondes noces Octave Crutel à Rouen. Durant la guerre, elle rédige, avec son mari, des certificats médicaux destinés aux réfractaires au STO et entretient des contacts avec les milieux des Résistants. Ayant essayé en vain de faire libérer son mari, elle est arrêtée à son tour, le 15 janvier 1944, internée dans les geôles allemandes du Palais de Justice puis dans la prison rouennaise avant d’être transférée au Fort de Romainville. Elle est déportée le 13 mai 1944 à Ravensbrück, où elle est astreinte au travail forcé jusqu’à son assassinat dans la chambre à gaz du camp en février 1945.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMarguerite Santini, épouse Frébourg
1911-2011
Née en Corse, elle vit à Rouen pendant la guerre, avec son mari René Frébourg. Elle est membre, dans le réseau Ajax, du mouvement Libération-Nord. Sous le pseudonyme « Alouette », elle œuvre comme agent P1 du 1er octobre 1943 jusqu’à septembre 1944. Ses actions lui valent le titre de Combattant volontaire de la Résistance en 1953.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAnnie Saumont née Raymonde Laurent
1927-2017
Née à Cherbourg, elle grandit à Rouen avec une mère institutrice. Elle rédige des « petites histoires » dès l’âge de six ans. Après des études de lettres modernes, elle est d’abord traductrice en littérature anglo-saxonne. Puis elle se lance dans l’écriture et publie plus de trois cents nouvelles, genre dans lequel elle excelle. Elle obtient plusieurs prix dont le prix Goncourt de la nouvelle en 1981 pour Quelquefois dans les cérémonies et le Prix de la Nouvelle de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesSuzanne Savale née Leblond
1904-1952
C’est une figure de la Résistance normande née à Darnétal. Elle réalise de faux papiers et donne des renseignements sur les Allemands. Arrêtée le 29 mai 1943, elle est enfermée dans les sous-sols du Palais de Justice avec Florentine Sueur en 1944. Elle est torturée et condamnée à mort puis finalement déportée à Ravensbrück. A son retour des camps, elle est nommée Chevalier de la Légion d’honneur et reçoit la Croix de guerre et la Médaille de la résistance. Elle décède à l’hôpital de Rouen des suites de sa déportation.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAldonna Sochaczewska
1860-1945
Première inspectrice du travail à Rouen, elle est nommée en 1893, titularisée en 1895 et désignée officier d’académie en 1901. Elle réside rue de la République avant de se rendre à Paris. Elle démissionne en 1906 et s’engage dans la Ligue Sociale des Acheteurs (LSA), puis participe à une enquête sur le travail des femmes dans les blanchisseries. Elle écrit deux articles en 1907 et 1911 qui prônent l’égalité entre les femmes et les hommes dans le milieu professionnel.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesFlorentine Sueur née Brochard
1888-1945
Membre du réseau Salesman-Hamlet, Florentine Brochard assure des liaisons clandestines. Le magasin « Micheline » situé rue des Carmes, où elle travaille avec son mari Jean Sueur, devient la boîte aux lettres principale du réseau. Arrêtée le 10 mars 1944 avec son mari à son domicile, rue de Lessard, elle est enfermée au Palais de Justice, puis à la Prison Bonne-Nouvelle et au fort de Romainville. Elle est déportée à Ravensbrück le 13 mai 1944. Confrontée à la faim et aux mauvais traitements, échappant de peu à la chambre à gaz, elle est finalement évacuée par la Croix-Rouge. Elle arrive à Paris le 14 avril 1945 où elle reçoit une gerbe des mains du Général de Gaulle. Elle meurt peu après son retour à Rouen, ayant contracté le typhus pendant sa détention. Elle reçoit plusieurs décorations, dont la Légion d’honneur.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesSimone Vallois dite Mademoiselle Vallois
1893-1964
Née près de Paris d’un père polytechnicien, elle est engagée dans l’émancipation des femmes par l’éducation et le travail. Elle passe son baccalauréat après la Grande Guerre. Elle fonde en 1921 une école d’apprentissage pour filles à Rouen dans la rue de la Chaîne. A l’étroit, l’établissement est déplacé dans la rue Verte en 1934 et devient l’institut des Tourelles. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle accueille et cache des Résistants. Elle reçoit pour cela la Médaille de la Reconnaissance Française.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAgnès Valois, Sœur Agnès-Marie
1914-2018
Née à Rouen, cette petite fille du fondateur de la corderie Vallois de Notre-Dame-de-Bondeville devient infirmière et religieuse. Elle exerce à l’Hôtel-Dieu pendant la Seconde Guerre mondiale et sauve de nombreux soldats canadiens après l’échec du débarquement de Dieppe en 1942. Son nom, mal orthographié à la naissance, ne comporte qu’un seul « l ».
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesMaria Vazquez-Blanco
Née en 1929
Née en Espagne, Maria Vazquez-Blanco est la fille d’un officier républicain mort au combat en 1936. Traversant les Pyrénées avec sa famille pendant la Retirada, elle arrive en France en février 1939. La famille trouve refuge rue de l’École à Rouen. Infirmière à l’hôpital, elle devient agent de liaison, elle participe également à la prise de l’Hôtel de Ville de Rouen le 31 août 1944. Elle monte la garde munie d’une arme sur le balcon de l’Hôtel de Ville de Rouen avec ses compatriotes espagnols en attendant l’arrivée des soldats canadiens. Ce fait historique est immortalisé par le photographe Ken Bell. En 1945, elle émigre aux États-Unis après avoir fait ma rencontre d’un soldat américaine elle part vivre en Californie et perd le contact avec la France.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesAmélie Villetard
1844-1888
Née à Rouen, comédienne et femme de lettres, elle joue le rôle de Rose dans Neiges d’antan de Jules de Marthold, son compagnon. Elle réalise deux représentations au Théâtre français de Rouen en 1904 et au Théâtre des Arts en 1905. Deux portraits d’elles sont conservés aujourd’hui au Musée des Beaux-Arts de Rouen.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesPaulette Voloir
1929-2018
Sage-femme née dans le Nord, elle rejoint l’Œuvre normande des mères de Dieppedalle en 1956 et succède à sa fondatrice et directrice Léonie Cauchois. Pendant cinquante ans, elle s’engage dans de nombreuses actions sociales dont la création d’associations pour l’insertion et le logement. Elle est Chevalier de la Légion d’honneur.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesHyacinte Witz née Reinvillier
1811-1898
Née dans le Calvados, cette photographe épouse le photographe Thiebaud Witz. Le couple s’établit à Rouen sur la place des Carmes en 1846. Formée aux côtés de son mari, elle reprend l’affaire après sa mort avec son fils Albert. Elle obtient la médaille d’argent de la Société d’émulation en 1859 à l’exposition régionale de Rouen. Les Witz réalisent plus de 50000 portraits dont la célèbre photographie du ferronnier Ferdinand Marrou au pied de la flèche de la Cathédrale de Rouen face à ses clochetons.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesSœur Marie Ernestine
XIXe-1910
Fondatrice en 1848 de l’Atelier - institution-refuge de jeunes femmes libérées de prison - qui dépendait de la Congrégation du Sacré Cœur de Jésus de Saint-Aubin-Lès-Elbeuf. Cet atelier-refuge se tenait dans une grande maison, route de Darnétal, dont les restes de la chapelle sont encore visibles. Elle a entrepris en 1873 les démarches de création de la ferme-école de la Grand’Mare. L’Atelier refuge et la ferme-école fermèrent en 1912 après la dissolution de la congrégation. Une rue du quartier Saint-Hilaire/Vallon Suisse porte son nom.
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantesSœur Théophane
1922-2001
Sœur Théophane a suivi les cours d’infirmière de la Croix rouge à Rouen avant de travailler dans le quartier Grammont, où elle est restée après sa retraite en 1998. Très impliquée dans la vie du quartier, elle a donné son nom à cette rue suite une concertation avec les habitant. e. s
Localisez les bancs en hommage aux rouennaises inspirantes
