Alors que la canicule sévit désormais depuis plusieurs jours dans le département de la Seine-Maritime comme sur une grande partie du territoire hexagonal, une attention toute particulière est portée au soutien des hôpitaux et aux services de secours à personne dont l’activité est actuellement très soutenue.

Le besoin de prise en charge de personnes fragiles dont l’état général se dégrade en raison des conséquences de l’épisode de chaleur augmente sensiblement. Viennent s’y ajouter les personnes qui se mettent en danger en poursuivant par exemple une activité physique intense ou en consommant de l’alcool de manière
excessive au regard des conditions climatiques, malgré les alertes, nécessitant ensuite une prise en charge médicale rapide.

La baisse annoncée des températures ce week-end ne signifie pas un retour rapide à la normale dans les services d’urgence des hôpitaux. Pendant quelques jours, les urgences continueront à prendre en charge les personnes victimes des conséquences de ces journées de fortes chaleurs.

Dans ce contexte, le gouvernement a déclenché ce jeudi la phase 3 du plan Orsan qui a pour objectif d’organiser la réponse du système de santé afin de faire face aux situations sanitaires exceptionnelles. Mais il en appelle également à la responsabilité et à la solidarité de chacun.

De son côté, avec le même souci de limiter la tension sur le système de santé déjà éprouvé, le préfet de la Seine-Maritime a pris deux arrêtés qui resteront en vigueur jusqu’à la fin des vigilances canicule rouge puis orange afin de prévenir les risques, protéger les personnes vulnérables et préserver les capacités de secours
pour les besoins urgents :
• interdiction d’organisation de manifestations sportives sur la voie publique, en plein-air ou dans des espaces intérieurs non climatisés ou rafraîchis, à l’exception des événements nautiques ou aquatiques ;
• interdiction de vente d’alcool à emporter sur le domaine public ;
• interdiction de consommation d’alcool sur le domaine public et lors d’événements festifs.