Action sociale


File 578Les communes jouent un rôle fondamental dans la cohésion de la société française. L’égalité entre les citoyens et la lutte contre l’exclusion, devoirs de la République, passent par l’effort des villes en faveur des personnes en difficulté. Cheville ouvrière de cette intervention, le CCAS (Centre communal d’action sociale) met en œuvre un ensemble de services, dispositifs et prestations destinés à améliorer le quotidien des plus démunis.

Différentes structures permettent au public en situation précaire de garder sa dignité. Rouen fait partie des villes qui ont conservé des douches municipales, situées non loin de l’Hôtel de Ville : le moyen de rester propre pour un tout petit prix.

Rive droite, deux accueils de jour, La Chaloupe et L’Escale, offrent aux sans domicile fixe la possibilité de bénéficier d’un repas et de trouver un peu de chaleur humaine pour quelques heures. Leur équivalent sur la rive gauche est le restaurant social La Pause.

Le territoire communal abrite des restaurants sociaux mais aussi une "banque sociale" : le Crédit municipal. Cet établissement a vocation à apporter aux particuliers un financement ponctuel par le biais du prêt sur gages, avantageux par son faible taux d’intérêt et sa simplicité.

Comment garder le contact avec la société quand on doit se passer d’un toit ? Rouen développe une démarche d’insertion par le logement. Il existe ainsi deux lieux, La Passerelle et L’Atelier, où l’on apprivoise la notion de travail et de "chez-soi". L’intégration dans un logement autonome enraye la spirale de la dévalorisation.

Au même titre que l’absence de domicile et le manque de ressources, la maladie génère exclusion et isolement. Les personnes atteintes du sida confrontées à une dépendance lourde peuvent se tourner vers l’Unité de prévention et d’actions de santé pour obtenir une aide à domicile et un soutien moral.